dimanche 15 novembre 2009

Moment d'égarement

Une nuée d’oiseaux s’étale dans le ciel sans nuage
Et s’éparpillent les présages.
Un courant d’air frôle ma joue
Comme une invitation à ce geste fou,
Quand mon esprit s’égare dans un espoir flou.
Départ pour les hautes cimes des arbres
Pour échapper à ces humeurs macabres.
Le temps et l’espace me rattrapent
Dans mes envolées qui dérapent.
Besoin de peaux qui se touchent, trop dense
Quand on ne trouve que le silence et l’absence.
Sourire de promesses, regard d’évasion,
Voix de l’horizon… Toujours cette même chanson
Qui revient comme une ritournelle
Connue mais à jamais recommencée
Où se perd l’odeur charnelle
De cet autre qui s’évapore dans la fumée.

lundi 9 novembre 2009

Tresse temporelle

Plume au vent dans la bruyère,
Mes songes doucement échappés d'hier.
L'oiseau s'éloigne à tire d'aile
Et je reste plantée dans cette ruelle.
Les volets fermés me contemplent lascivement
Sous un soleil de plomb éclatant.
Après-midi d'été qui me terrasse,
Je recherche l'ombre au fond de cette impasse.
Observant quelques filaments dans ce ciel trop bleu,
Une silhouette se glisse au fond de mes yeux.
La suivre.... Elle saura me guider
Dans le labyrinthe de mes pensées.
Ce présent incertain m'offre les couleurs atténuées
De lendemains qui se voudraient veloutés.
Rattrapée par une nostalgie effacée,
Je suis cette ombre en contre-plongée.
Retour d'un avenir inaccompli,
D'un passé inassouvi.
Complicité conservée pour échanges minutés,
Que faire de ces instants enchantés?
Les garder dans un de mes tiroirs bien cachés...

Ce texte, je l'ai écrit il y a un moment mais je n'avais trouvé ni le temps, ni l'énergie de le relire; je ne l'ai finalement que très peu remodelé... Bonne soirée! Bises à tous

samedi 7 novembre 2009

Parce que....

*parce qu'1 clin d'oeil, voire même plusieurs...
*pour me faire pardonner de ne pas être plus dispo en ce moment... Pour rester brève, j'ai commencé un nouveau boulot, donc réorganisation, enfants, vie quotidienne... rien d'extraordinaire mais mes journées deviennent trop courtes pour tout bien faire. J'y arriverai!
*parce que la vie réserve des surprises mais que le temps, enfin peut être pas le temps mais la disponibilité me manque...
*parce que, Do, j'ai lu le dernier post sur ton blog mais n'ai pas encore trouvé les mots pour réagir, d'autant que c'est un sujet qui me touche :o)
*parce que, sans vouloir en faire des tonnes, j'ai parfois envie de simplement dire: "je suis là"
*et puis, juste pour dire, parce que.... (parfois l'absence de mots me frustre mais il y a d'autres façons aussi)

Je vous laisse en musique!

mercredi 21 octobre 2009

Démo des mots

Le commentaire de karine m'a emmenée dans des méandres de pensées; je vous soumets les hauts, les bas, les dénivelés... Je ne sais pas ce que vous en penserez, mais c'est là...

Une plume est tombée sur le papier,
Puis elle s’est mise à griffonner:
Petits mots sans importance,
Mots passés sous silence,
Mots criés dans la souffrance!

Une tache d’encre est restée:
Violette pour les moments passés,
Noire pour la sobriété,
Bleue pour marquer et se distinguer!

Une pensée s’est détachée:
Mélancolie pour les nuits d’automne,
Pas d’ennui même si monotone,
Un sourire pour enrichir la donne!

Une image s’est imposée:
Paysage de la douceur,
Nature de la douleur,
Evasion en apesanteur!

Retrouver la parole ou la valeur des mots

Je me suis plongée dans les mots très tôt... d’abord ceux des autres! Toujours un livre à la main: à la maison, dans la voiture, dans mon lit (cachée sous la couette le soir pour continuer à lire), dans les transports en commun, parfois même en marchant (attention devant!) Tout y passe même les panneaux de signalisation routière… ;o)
Puis un jour, parce que les mots sortent plus difficilement quand ils sont prononcés à voix haute, le stylo plume est venu à ma rescousse et tout ce qui ne pouvait/voulait sortir par ma bouche a été couché sur le papier. Et vous savez quoi? J'ai commencé en écrivant de la prose, je vous montrerai peut être un jour mais ce sont des écrits d'adolescente (exutoires mais pas très stylés si j'ose dire)... Il y a souvent eu une oreille attentive juste avant, le vent de la confession, ou plus tard, un œil perçant à qui j’ai dévoilé ces mots mais ces sensitifs-là se comptent sur les doigts d’une main… juste un échange pur et franc…
Mais les mots peuvent aussi blesser; retour en boomerang reçu de plein fouet… Ne pas dire pour ne pas (faire) souffrir, toujours épargner pour ne pas être rejetée (le mot est lancé…)
Des poèmes enfantés dans la souffrance ou parfois dans la tendresse ou le rêve.
Un jour, la parole et l’écrit se sont envolés et je me suis oubliée… longtemps, trop longtemps… Pas un mot n’est sorti; je suis restée bloquée derrière ce mur construit à mon insu. Que s’était-il donc passé? J’ai mis quelques années à me retrouver, puis je me suis sauvée de cette non-communication, de ce puits où je m'étais laissée tomber, où j’ai vainement essayé de me perdre, pour n’être plus personne... Celle qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas, qui n’est pas là ou si peu: sans opinion, sans éclat, sans voix… Qui ne se respecte pas! Mais c'est une autre histoire et il n'est pas encore l'heure; le rideau s'ouvre doucement sans grincement, enfin on essaie!

dimanche 18 octobre 2009

Rêveuse...

Le regard posé sur la baie vitrée,
La pensée évaporée…
J’essaie de lire mais ne retiens pas,
J’essaie d’écrire mais ne me fixe pas.
Le froid s’installe peu à peu
Et les doigts se figent, un peu bleu.
Une mélodie se joue hors du temps,
Une voix s’élève entre deux souffles de vent.
Souvenir d’une lettre oubliée,
Quelques phrases s’envolent dans l’air empesé.
Je me suis perdue dans une carte postale,
Des gouttes tombées sur le papier et la table.
D’où viennent-elles soudain?
Sorties de cette image qui m’enveloppe,
De ce nuage effiloché qui galope.
Larmes d’encre qui sèchent au soleil
Sous mes yeux qui simplement s’émerveillent
Et me laissent plongée dans mon rêve éveillé!

jeudi 15 octobre 2009

Zazie et moi....

Mais non pas celle du métro! La chanteuse! J'espère que vous aurez envie de me suivre jusqu'au bout :o)
Ma rencontre avec ses chansons date de son tout 1er album où il y avait des cowboys, des indiens et des masques (à faire tomber)... déjà!
Et cette chanson! (ne prenez pas tout à la lettre; je ne dis pas qu'elle raconte mon histoire, ça m'interpelle juste!)

Il y a qq années, j'ai chevauché son Rodéo et déjà cette chanson m'a hantée... j'ai fini par le faire...

Vous êtes toujours là?

Et la révélation avec l'album Totem!!!
Une chanson qui concerne un peu tout le monde, non? Enfin, je ne sais pas; disons que ça touche au moins qq personnes que je connais bien...


Et pour finir, mais ce n'est pas la moindre car elle a une place très particulière pour moi et elle me suit, me réchauffe depuis environ un an...♥♥

mercredi 14 octobre 2009

Ecarter les nuages


Il est des choses qu’on sait mais qu’on veut garder cachées.
D’autres qu’on aimerait dévoiler sans jamais pouvoir les exposer.
Il est des jeux interdits qu’on frôle de très près,
Il est des jeux permis qu’on préfère oublier.
Mots délicats dédicacés à des âmes jamais oubliées,
Mots bruts contournés sans les détourner de leur sens premier.
Incapacité à prononcer l’affection primaire du sujet,
Gestes maladroits mais explicites pour toucher.
Idée d’avenir échappé à jamais.
Il est des regrets à ne jamais avouer,
Il est des regrets qu’on ne saurait s’approprier.
Jusqu’où pourra-t-on en pleine lumière s’exposer?
Est-il si difficile d’ouvrir des portes même pas fermées à clef?
Doit-on arrêter de se dissimuler derrière des paravents blindés?
Au final, oser sans retenue se confesser…