Une nuée d’oiseaux s’étale dans le ciel sans nuage
Et s’éparpillent les présages.
Un courant d’air frôle ma joue
Comme une invitation à ce geste fou,
Quand mon esprit s’égare dans un espoir flou.
Départ pour les hautes cimes des arbres
Pour échapper à ces humeurs macabres.
Le temps et l’espace me rattrapent
Dans mes envolées qui dérapent.
Besoin de peaux qui se touchent, trop dense
Quand on ne trouve que le silence et l’absence.
Sourire de promesses, regard d’évasion,
Voix de l’horizon… Toujours cette même chanson
Qui revient comme une ritournelle
Connue mais à jamais recommencée
Où se perd l’odeur charnelle
De cet autre qui s’évapore dans la fumée.


