jeudi 19 août 2010

A ma table...

Un dit fait rance.
Le non-dit se fait absence.
Ils sont assis à ma table à chaque instant.
Ils me suivent à chaque pas hésitant.
Au centre de la multitude, une pensée me hante.
Est-ce qu’un jour, nos lendemains chantent?
L’avenir de mes songes est obscurci,
La rivière s’assèche dans son lit.
La brise s’est tarie.
A mon tour, je me suis évaporée.
Pas même un grain de poussière n’est resté.
Une étoile m’a éclipsée,
L’éblouissement n’a pu être mesuré.
Ma voie sous mes yeux s’est effondrée
Mais l’arrêt n’est pas autorisé.
L’inéluctable vous force à avancer.
Encore un pas, même sur le côté.
A quelques lianes, je continue à m’accrocher
Pour ne plus aux platanes m’écorcher.

Allez, je m'y remets; besoin ou simple pose/pause, je ne saurai dire! Je n'ai pas arrêté d'écrire, juste pas pris le temps de les étendre sur la toile. Celui-ci a été écrit il y a un certain temps; une corde qui vibre bien qq part, une résonance dans un coin de cellule (grise). Les vacances (des autres, je précise; j'ai travaillé tout l'été) passent à la fois trop lentement et trop vite... J'ai fait de la déco aussi ce dernier mois; ça me détend :) Mon chez-moi me ressemble de plus en plus; vaille que vaille!

mercredi 21 juillet 2010

Cap ou... crème!




Un nuage de crème fouettée,
Trace au coin des lèvres laissée.
Je regarde passer
Un doux rêve évaporé.
Sourire songeur esquissé,
Des ailes accrochées à mes pensées.
Embarquée dans cette montgolfière imaginaire,
Les oiseaux-fées me chantent joyeusement un air.
Par ce trafic accaparée,
Je laisse la vie défiler.
Idées volatiles non fixées…
Une vapeur au ciel s’est envolée!

samedi 3 juillet 2010

Aquatique

Ca ne coule pas de source claire.
Le flot est parsemé de bulles d'air.
Un regard sur le courant,
Envie plongeante de s'immiscer dans le vent.
Poissons argentés qui vous invitent à la danse.
Pour respirer, se présente un roseau immense.
Telle une anguille, je me faufile.
Entre les galets, je suis le fil.
Le but est vaste et lointain,
La liberté à portée de mains.
Océan de pensées qui se perdent dans l'espace,
Jetées en gouttelettes sur la place.
Ne rien rassembler,
Laisser glisser,
L'oubli reste ancré à quai.

mardi 8 juin 2010

Brûlure

Le soleil souligne l’amer.
Quelques vagues nuages adoucissent cet air.
Au fil de l’eau, lentement, je me perds.
Assise sur la berge, mes lèvres trempent dans ce thé vert.
Tempête qui menace l’âme en inadéquation
Avec le temps qui se profile à l’horizon.
L’orage gronde sous mon ciel couvert,
La mer se soulève de tous mes revers.
Des maudits ou non me traversent l’onde,
M’écroulant sous cette fronde.
Une bouffée d’air brûlant me soulève
Et m’emporte loin de la grève.
La gorge nouée sous le feu,
Je m’en remets au meneur du jeu
Et vais m’allonger un peu plus loin
Plongeant dans les rêves d’herbe sèche jusqu’à demain.

lundi 24 mai 2010

Un sans cible ment



L’insensible
N’a pas entrevu la portée de ses flèches.
Il erre sans cible
Inconscient de la brèche.
Balade dans un paysage sans lune,
Ne s’arrêtera pas au sommet de la dune,
Ne se retournera pas même face à l’inconnue,
L’avenir est impalpable et restera nu.
L’autre est là, dans l’ombre,
Le regard vague et l’âme sombre.
Regard vers l’intérieur de l’être,
Rien ne passe par la fenêtre.
L’un mobile, l’autre sans,
Dans la ville, ou un flou errant.
Soudain, une douleur aigüe, choc électrique,
Un éblouissement dans l’air mélancolique.
Pas d’explication, laisser passer lésions.
Les nuages s’enfuient sans sommation.